Parcours Francis PELLERIN en centre ville de Rennes

Le Musée des Beaux Arts de Rennes, quai E. Zola

Dans son hall d’entrée (l’atrium), au pied de l’escalier central, situé dans une niche, la Structure géométrique,en laiton, sur moteur, datée de 1956.

Le seul mobile de F.Pellerin,a été réalisé pour la réouverture du Musée, après la guerre.(Demander au besoin, à l’accueil, la mise en marche de la rotation si le mobile ne tourne pas à votre approche).Cette œuvre s’inscrit dans l’Art Cinétique que, plus tard développera le Groupe de Recherche Visuel ( le GRAV).

A l’étage, avant de gagner la salle Groupe Mesure, on peut contempler « La Joie », une sculpture , en bois de la villa Médicis (42x 60x 43cm), de 1947. Suzanne Pellerin, la donatrice, disait que cette œuvre est représentative du métier et du passage à l’abstraction , sous la lumière romaine.

Monique Merly d’ajouter :

La lumière tombant sur son travail, met en valeur la Forme qu’il recherche, plus qu’il ne le pourrait lui-même…la compétence de l’artiste est tout entière sollicitée mais elle ne saurait suffire. C’est l’œuvre qui se fait….l’œuvre : «  l’inespéré que l’on espère ».

Dans la salle Groupe Mesure, on trouve trois autres oeuvres de la donation Suzanne Pellerin : une Structure Déployée polychrome, datée de1957, (110x 60x 58cm ), exemplaire des recherches de l’ époque des Réalités Nouvelles et du Groupe Mesure.

Une sculpture en ronde-bosse, bois teinté, (32x 11x 32cm), datée 1984. Cette sculpture est un échantillon du travail intense de recherche, dans les années 1980, dans son atelier, rue georges sand, à Rennes.

Dépris de sa charge de professeur à l’Ecole des Beaux Arts de Rennes , Francis Pellerin se consacre à ses réalisations monumentales. Une œuvre picturale, de 1988, acrylique sur toile, (100 x 81cm).

Cette toile fait partie des déclinaisons du tracé du «  grand Vaisseau »*, tracé qui date du début des années 1950.

L’acquisition, par les Amis du musée , d’une huile sur toile, géométrique, (130x 89cm), de 1957, fait écho à la Structure déployée, précédemment citée.

*« Grand Vaisseau », dénomination en hommage aux écrits de Malévitch.

L’Inspection Académique (Ex faculté des Sciences)

Quai Dujardin, dans son hall d’entrée, une structure en cuivre poli et métal, (100 x 300cm), datée de 1961, l’ « Anascope ».

Un travail d’Art Construit dont Laurence Imbernom, commissaire de l’exposition au Musée, en 2005, déplorait dans Ouest France la perte de lisibilité par un aménagement d’un bureau d’accueil.

Un document I.N.A. de 1964, reportage F.R.3, montre F.Pellerin s’exprimant devant cette œuvre.

Le collège Anne de Bretagne

( ancien Lycée Martenot ), rue Martenot, à gauche de l’entrée sud du jardin du Thabor , possède, au dessus de son porche, un Bas-Relief mural, en pierre blanche, au tracé géométrique, daté de 1963.

Suzanne Pellerin déclarait en 2005 :

Francis a pu appliquer, pour la première fois, l’idée d’une forme extensible qui peut être comprimée ou déployée à différentes échelles- concept qui trouvera son apothéose au Centre Culturel «  Le Triangle », en zup sud de Rennes, 20 ans plus tard.

La Faculté de Droit

( entre la sortie nord du Thabor et la rue Jean Guéhénno). Ici on trouve plusieurs types d’œuvres de F. Pellerin, réalisées entre 1960 et 1962 :

Rue Jean Macé, accroché à la façade et attenant à une plaque d’ardoise gravée par Paul Lemagny, une structure métallique,( 200 x 70 x 40 cm) ; cette variation sur le thème de la boule se déploie en trois dimensions.

Entré dans le hall de la fac. , on trouve un patio où on peut voir une décoration murale en pierre et ardoises de 35 M2 environ. F.Pellerin de dire que là : «  il s’agit d’orchestrer des formes, des couleurs, des matières…et non pas d’illustrer la magistrature dont le rouge et le noir sont les couleurs… ». les différentes tonalités de gris et brun produisent un rythme, accentué par des stries liés à la disposition de pierres sur la tranche. devant ce Bas-relief, se trouve une sculpture en Ronde-Bosse, en pierre blanche, d’ un diamètre de 285cm. Cette sculpture aurait pour thème le Bien et le Mal, évoqué par la dualité des couleurs ( le noir et le blanc). Cette Boule ,qui devait, initialement, être réalisée en métal émaillé, fait partie des formes récurrentes dans l’oeuvre de Pellerin.

Du côté de la rue Jean Guéhenno, sur un bassin du jardin des amphithéâtres et sur le bassin des escaliers y menant, se trouvent des poissons stylisés, en pierre blanche. Le premier poisson s’exprime à l’horizontale, le deuxième à la verticale ( un poisson à la queue relevée).

( Pour rejoindre l’hyper- centre de Rennes, une station de bus se trouve à proximité, en face du restaurant universitaire de la rue J. Guéhénno. Et, probablement en 2020, une station de métro.)

Pour celles et ceux qui rejoignent la gare, à quelques centaines de mètres de celle ci, en face du Centre Culturel des Champs Libres, se trouve l’entrée de la C.P.A.M.

Dans son hall, où vous pouvez pénétrer, vous pourrez voir une Structure Murale en bois réalisée en 1984.